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Le témoignage d’un casseur de Nanterre

Posté par PDF87 le 22 octobre 2010

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Il développe ses larges épaules à la boxe thaïe cinq fois par semaine. Il a les yeux d’un beau marron, c’est tout ce qu’on verra de son visage, dissimulé sous un foulard et une capuche. Depuis vendredi, Farid est chaque matin au lycée Joliot-Curie de Nanterre. L’établissement est au cœur de la protestation lycéenne contre la réforme des retraites.

Et, comme à Lyon, il fédère aussi des jeunes plus intéressés par la casse que par la lutte sociale. Farid est de ceux-là, casseur à 15 ans. « Je le fais à moitié pour la retraite, à moitié parce que j’ai envie de me venger contre la police », tranche-t-il, déçu qu’hier la bagarre n’ait pas pris.

Capable d’aller « au contact »

C’est lui qui a mis le feu à la première voiture, une Clio rouge. « On l’a mise sur le toit. L’essence coulait, quelqu’un m’a passé un briquet. » Pas de fanfaronnade, mais tout de même : en s’attaquant à des grosses cibles, Farid dit être des 50 casseurs, sur un groupe qu’il estime à 800, capables d’aller « au contact ».
« Un panneau publicitaire, c’est facile, il suffit de prendre une barre ou un brise-vitre dans le bus. Le cran au-dessus, c’est la voiture de police. Et le plus fort s’attaque aux policiers. » Il n’emploie pas les mots « guerre » ou « haine » comme d’autres. Il « réagit » contre les lois trop dures qui dominent à ses yeux le rapport entre cités et forces de l’ordre. Il dit souffrir des contrôles d’identité dans son propre quartier qu’il ne quitte guère, des fouilles dès qu’un voisin se plaint.
« Vous voulez qu’on tape qui à part la police? C’est le seul moyen. » « Ils tirent au flash-ball sur des gens qui n’ont rien fait, détaille-t-il plus tard. Ceux qui ont tué Zyed et Bouna (NDLR : les enfants morts électrocutés à Clichy-sous-bois, alors qu’ils étaient poursuivis par la police), on les a pas entendus, s’emporte-t-il. Alors que nous, si on tue un policier, on fait vingt ans de prison. »
En quittant l’appartement familial, hier matin, Farid a enfilé des vêtements chauds, des chaussures souples pour courir facilement. Il les a lacées avec soin, doublant le nœud. Ses yeux se brident, trahissant un sourire. Il l’admet, c’est « un peu » excitant de se mettre ainsi en danger.
« Mais on le fait pour quelque chose, on ne fait pas ça gratuitement. » Il le sait pourtant, de nouveaux problèmes avec la police, après avoir écopé de mesures éducatives pour une tentative d’étranglement et un vol, lui coûteraient son projet d’avenir : travailler dans une association d’aide aux handicapés. Il y a fait un stage, le travail lui a plu. Il attend ses 16 ans, dans trois mois, pour gagner son salaire. A moins qu’il ne dérape. « Je zigzague, je sais pas trop. Je ne vais plus au lycée. » Le gamin de Nanterre n’a pas le goût des études, et à cause de son passif, a été envoyé au lycée professionnel à Asnières, la ville rivale. « Je parle avec personne. »
Ses parents se doutent qu’il est en train de basculer dans la délinquance. Sa mère, qui élève sept enfants, et son père, chef d’équipe dans une usine, sont inquiets. Mais Farid ne veut rien entendre.

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Nouveaux heurts à Nanterre entre jeunes et forces de l’ordre

Posté par PDF87 le 19 octobre 2010

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Les affrontements ont repris mardi devant le lycée Joliot Curie de Nanterre, où environ 200 jeunes faisaient face à une cinquantaine de CRS, selon un journaliste de Reuters TV

Lundi matin, la tentative de blocage de ce lycée liée aux protestations contre la réforme des retraites a dégénéré en affrontements entre des jeunes extérieurs à l’établissement et les policiers, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de flashballs.

Le lycée Joliot Curie était fermé mardi mais l’avenue du même nom était occupée par ce face-à-face depuis le début de matinée.

Les jeunes, pour la plupart dissimulés sous des capuches et des cagoules, lançaient des pierres et autres projectiles sur les CRS, auteurs de charges régulières et de projections de gaz lacrymogènes.

Une voiture était également en train de brûler sur l’avenue Joliot Curie, a-t-on appris de même source.

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Violents incidents en Ile-de-France

Posté par PDF87 le 18 octobre 2010

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Le centre commercial Evry 2 (Essonne) est toujours partiellement fermé, même si les commerces ont rouvert leurs portes vers 11 h 30. Les entrées et sorties avaient été bloquées après les actes de vandalisme qui se sont produits dans ce centre. Vers 10 heures 2 à 300 lycéens, manifestants contre la réforme des retraites ont fait irruption dans le centre.

Parmi eux, quelques dizaines de casseurs ont brisé des vitres et dérobé des marchandises
Ce même groupe de casseurs s’en serait pris à un bus, puis aux locaux de l’assurance maladie à Evry. Une boulangerie a été dévalisée. Une pharmacie vandalisée. Des incidents assez violents se déroulent actuellement en ville.

Violences urbaines à Nanterre

Des violences urbaines ont éclaté ce lundi matin entre forces de l’ordre et jeunes devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre (Hauts-de-Seine), qui avait auparavant été bloqué par des élèves, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Peu avant 10 heures, l’avenue devant le lycée, coupée à la circulation, restait le théâtre de scènes de vandalisme: une voiture a été renversée sur la chaussée et des jeunes se sont hissés dessus avant de l’incendier. De nombreuses vitres de véhicules stationnés ont été détruites.

Deux abribus ont été détruits, tout comme une cabine téléphonique, vandalisée avec un vélo utilisé comme bélier.

En face, une cinquantaine de gendarmes mobiles et de policiers, cibles de jets de pierres, lançaient des gaz lacrymogènes sans parvenir à disperser les jeunes.

Un lycée envahi au lycée Evariste-Gallois de Sartrouville

Un internaute a signalé sur l’espace participatif You du parisien.fr des incidents sérieux au lycée Evariste-Gallois de Sartrouville (Yvelines). Des incidents détaillés par Laurent Mauron, journaliste de l’édition locale du Parisien. «D’après les témoignages des élèves recueillis sur place, des éléments extérieurs sont arrivés lundi matin devant l’établissement vers 9h45. Des pavés ont été jetés et des poubelles incendiées. Après un mouvement de foule, une dizaine de « casseurs » a pénétré dans le lycée et serait entrée dans une classe.» Des témoins ont rapporté que les intrus étaient munis de battes de base-ball et de couteaux. Des lycéens pacifiques qui assuraient le blocus de leur établissement auraient été pris à partie quand ils ont tenté d’éteindre les incendies de poubelles.

D’après notre internaute, la loge du lycée et celle de la gardienne ont été la cible de jets de pierres. Les casseurs ont ensuite pris la direction de la gare de Sartrouville puis ont pris position sur le pont séparant la ville de sa voisine de Maisons-Lafitte.

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